Un grand mois de reportages en Bosnie !

Schengen, mon amour
Le lendemain, départ pour les magnifiques lacs de Plitivice, dans un parc naturel de la Croatie voisine. Et c’est parti pour le grand cirque des douanes balkaniques ! Côté bosnien, petite fouille de sortie exclusive pour les Français, dans la bonne humeur. En fait, les deux douaniers ont commencé à s’exclaffer quand ils sont tombés sur l’affiche du SDA (parti nationaliste musulman) que j’avais décollé la veille : « propaganda ! ». L’intégralité de nos trousses de toilettes a été déballée sur une table sous les fenêtres du bus (regards curieux et amusés des autres passagers), mais ils n’ont même pas touché à nos manteaux ! De l’autre côté de la barrière, soit deux mètres plus loin, les Croates font descendre tout le monde pour une fouille des valises à laquelle nous échappons finalement. La scène se déroule sur une route secondaire, au milieu de nulle part : une fois de plus, la Bosnie m’évoque cette France inconnue des années 1950, loin avant Schengen…
Après un rapide tour des lacs, se pose la question du retour à Sarajevo. Vu la simplicité des transports en Bosnie, nous rejoignons Zagreb en stop, conduits par un Croate francophone dément, à 180 km/h, qui nous abreuve de ses vérités sur la vie. Ce qui nous permet cependant d’arriver tôt dans la capitale croate : après une petite visite du centre, nous montons dans le bus de 22h qui nous fait arriver à Sarajevo vers 6h du matin. Et hop, une jolie escapade de plus en Bosnie !